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L’équipe Red Kremlin.
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Le 28 mars prochain, nous aurons 24 heures pour élire nos représentants étudiants. Face à nous, trois listes se présentent et arborent fièrement leurs idées sur l’agora. Seul hic, l’élection ressemble étrangement à la campagne électorale russe : trois listes semblables qui se confondent et dont la risibilité frise le cirque politique belge. Zoom et dégrossissement sur les trois listes qui se présentent.

Généraliste
La première liste se nomme Généraliste, fière de son manifeste propre et élaboré, ils se disent à l’écoute des étudiants […] ne pas arriver avec des idées toutes faites. Ils prônent surtout la mobilité et le label kot. Bon ok, ils sont pas mauvais sur papier. Sauf que l’on oublie de lire les interlignes, apparemment, les petits libéraux de la Généraliste veulent établir un test d’entrée en médecine pour purger la mauvaise graine. Ils veulent, par ailleurs, instaurer un examen d’entrée diagnostic pour les autres facultés. Bientôt, on demandera aux étudiants d’entrer à l’université si et seulement si ils obtiennent le certificat d’aptitudes psychologiques préalable, avec test de Q.I. à la clef ! Les démagos n’ont pas oublié de parler d’une salle de guindaille dans leur liste, sont pas cons tout de même.

My List
C’est à partir de la seconde liste que l’on commence à ressentir comme une redondance dans la campagne de 2012. Même si cette liste se dit apolitique, elle ressemble fortement à la mièvrerie d’un François Bayrou indécis. Concernant le folklore étudiant, les apolitiques parlent là d’une concrétisation que l’on doit adopter à force de débats et de discussions autour d’une table incessamment sous peu. Vous avez compris quelque chose ? Non je vous l’avoue, c’est pas clair. Sinon bon après, on prend les mêmes et on recommence, ils parlent de travailler dans la continuité de cette année, avec les mêmes idées que la Généraliste : mobilité, participation étudiante, … J’oubliais : concernant les étudiants en médecine, je cite : Ne pas négliger la problématique des étudiants surnuméraires en Faculté de Médecine. Rester alerte communautaire. Dans le style phrase pour ne rien dire, ils ont eu la palme.

Priorité étudiante
J’ai préféré garder le meilleur pour la fin, la liste priorité étudiante. Fiers de leurs idées de la gauche new-wave bobo, ils ont fait un sondage pour que les étudiants choisissent eux-mêmes les idées à établir. En gros, pas besoin de réfléchir à un plan, les électeurs s’en chargent. Après avoir recueilli leurs sondages, les membres de la liste priorité étudiante ont mis en ligne leur manifeste didactique, faisant des statistiques leur cheval de bataille. On doute néanmoins fortement sur la clarté de ces chiffres. En effet, leur programme ressemble étrangement à celui des deux autres listes – rendus précédemment. Alors soit les deux autres listes sont des maitres de la divination qui ont pu deviner l’avis exact des étudiants, soit la liste priorité étudiante a profité de son élan de fausse-démocratie pour faire un tour de passe-passe avec les idées des autres listes. C’est tellement risible.
Étudiants ! Soulagez-vous dans les urnes ! Le choix est si difficile…
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Complexes sont les relations humaines, cependant, il n’est pas difficile de comprendre certaines bases utiles à la compréhension de la relation. Tout d’abord, il est aujourd’hui évident que les relations modernes sont basées sur l’hyper-communication. Dans la société actuelle, il est impossible de construire une relation sans être en perpétuelle communication.
Tout d’abord, je vais définir les deux types de relation : la relation traditionnelle et la relation virtuelle. Ensuite, je développerai les deux types, et surtout la relation virtuelle, pour expliquer comment la relation virtuelle virtualise nos relations traditionnelles. Et surtout : quelles en sont les conséquences directes et indirectes ?
Une relation est un rapport entre deux individus ; elle peut avoir plusieurs buts :
Le but d’une relation traditionnelle peut être amical. Une relation amicale est basée sur la création d’un rapport de confiance entre les deux individus. Ceux-ci vivent des épreuves et la relation se renforce (ou se détériore) à partir de ses épreuves. Selon Platon, l’amitié est le rapport d’un être imparfait à un autre qu’il considère comme bon[1].
Une relation sentimentale propose une césure avec la relation amicale. Le rapport de confiance est (normalement) plus puissant. Dans la relation sentimentale, il est question de sentiments amoureux et physiques.
3. Sexuel
Une relation à but sexuel recherche le plaisir absolu ; c’est une relation hédoniste. Ce type de relation est de plus en plus commun dans les sociétés modernes où l’Homme est impatient : il recherche le désir maximum dans un temps très court. La relation sexuelle (ou physique) n’implique pas les contraintes d’une relation amicale ou sentimentale (à savoir la jalousie, l’attachement, les épreuves à surmonter, …). La relation à but sexuelle est cependant extrêmement malsaine non seulement pour la psychologie des individus mais aussi pour la société (voir plus loin dans le chapitre sur la relation virtuelle).
4. D’intérêt
La relation d’intérêt est la relation la plus superficielle qui soit. Elle ne demande ni épreuves, ni confiance, ni quoi que ce soit que l’on retrouve dans les relations amicales, physiques et sentimentales. Ici, le rapport de confiance est remplacé par un rapport d’intérêt : chaque individu attend quelque chose de l’autre. Bien sûr, chaque relation possède sa part d’intérêt, mais la relation d’intérêt est majoritairement économique. La relation d’intérêt typique est la relation que le travailleur entretient avec son employeur (le travailleur attend sa rémunération et l’employeur attend un travail bien fait).
5. Superficiel
Enfin, la relation à but superficiel est la relation la plus atténuée. Elle se rapproche fort de la relation d’intérêt dans le sens où il n’y a pas de caractéristiques communes aux relations physiques, sentimentales et amicales. La relation superficielle est insignifiante, il n’y a – en effet – ni d’intérêt, ni de sentiments en jeu.
Après avoir définit les cinq types de relations traditionnelles, nous pourrions nous poser la question : Pourquoi certaines personnes sont plus enclines à se tourner vers une relation sentimentale que vers une autre ? En d’autres mots : Qu’est-ce qui crée la relation ?
La relation est donc un rapport entre deux individus. Pour que ces deux individus communiquent (et donc créent une relation), il faut qu’ils tombent d’accord sur certains faits. Dans le jargon populaire on parle là d’atomes crochus. Cependant, il n’est pas rare aussi de voir des individus diamétralement opposés s’entendre à merveille. À partir de cela, on peut définir deux catégories de relations[2] :
1. La relation égoïste
La relation égoïste se base sur les atomes crochus. En d’autres termes, l’individu s’attache à l’autre individu en vertu de ce qu’il retrouve en l’autre de lui-même. Les deux individus sont en relation car ils retrouvent en l’autre une partie d’eux-mêmes ; ils projettent leur « moi » en l’autre.
2. La relation paradoxale
La relation paradoxale est l’opposé de la relation égoïste. Les individus sont attachés non pas parce qu’ils sont semblables mais parce qu’ils se complètent. Le phénomène inverse est donc de mise : les individus cherchent en l’autre ce qu’ils n’ont pas. Ainsi, la relation crée un groupe de deux individus complets (l’un est équilibré mais n’a pas le sens de l’orientation et l’autre n’est pas équilibré mais possède le sens de l’orientation, par exemple).
La relation traditionnelle est donc maintenant plus claire à nos yeux : elle peut avoir plusieurs buts[3] et se divise en deux catégories[4]. Ceci peut paraître clair comme de l’eau de roche, mais l’apparition d’un nouveau type de relation perturbe les liens entre les individus modernes. En effet, la relation virtuelle a fait son apparition dans le vingtième siècle. Celle-ci était déjà présente depuis des millénaires[5] mais était plus que minoritaire. C’est l’apparition d’internet et des communications rapides qui créa la relation virtuelle. Avec cela, l’individu n’est pas obligé de passer des épreuves avec l’autre individu pour créer une relation. De plus, il peut choisir plus que jamais avec qui il entretient une relation. Alors que la relation traditionnelle est encore basée sur un facteur de hasard (la grande loterie des rencontres), la relation virtuelle est le fruit de la volonté de l’individu : il est le maitre de ses relations et les module à volonté selon ses désirs.
J’entends par relation virtuelle tout ce qui circule par un canal et non une interaction sociale. Une relation épistolaire, sur MSN, par téléphone, par textos ou par n’importe quel « canal » est reconnue comme virtuelle.
| Le canal est le support sous lequel la relation virtuelle est basée. Le canal peut être un tchat, un réseau social, une lettre, un fax, un appel téléphonique, un texto, un logiciel de communication, … |
Posons-nous maintenant la même question que pour la relation traditionnelle : Quels sont les buts de la relation virtuelle ? En réalité, leurs buts sont forts semblables. Mais nous remarquons que là où les relations amicales et sentimentales étaient majoritaires dans le système traditionnel, ce sont les relations superficielles qui sont prônées dans le système virtuel. Le but d’une relation virtuelle peut donc être :
1. Sexuel
La première motivation d’une relation virtuelle est d’amasser un maximum d’amis (de relations) pour assouvir des besoins. Le besoin sexuel est un besoin naturel bien trop important chez l’humain que pour être négligé. De ce fait, de nombreux individus vont rechercher un plaisir sexuel et fantasmatique dans la relation virtuelle. L’intérêt que porte la relation virtuelle sur ce plan est non seulement le manque de gêne (le canal ôte toute honte aux individus : tout est possible) mais aussi la rapidité des liens. Dans la relation traditionnelle, il faut sortir de chez soi pour trouver une personne et coucher avec. Cette interaction coute de l’argent (aller dans un café, sortir en ville, …), de la motivation (honte, trouver le bon lieu, la bonne personne) et – surtout – du temps (rare est la personne qui offre des services sexuels gratuitement sur simple demande). Or, une relation virtuelle est rapide (chaque individu sur un certain canal sait ce que l’autre recherche), facile (il suffit de rester chez soi) et non basée sur un rapport de honte (le canal se charge de tout). De plus, il y a une grande part d’excitation dans la relation virtuelle en ce sens où l’individu a l’illusion d’une personne complètement dévouée à lui. La relation virtuelle à but sexuel offre une sensation de virilité sexuelle (chez l’homme) et de sensualité (chez la femme). Enfin, l’individu peut avoir autant de contacts qu’il veut – il peut donc choisir ses « préférés » et ses « fantasmes » sur commande.
2. Sentimental
La relation virtuelle peut aussi avoir un but sentimental. L’individu recherche de la tendresse que le monde réel ne lui donne pas, il se tourne alors vers un canal virtuel pour créer une relation sentimentale à distance. Parfois, une relation virtuelle à but sentimental peut se muer en relation traditionnelle. En effet, l’individu peut rencontrer l’autre individu et de là créer une relation sentimentale sans canal. Cependant, il est des individus qui n’entretiennent que des relations virtuelles à but sentimental. Dans un sens, le but sentimental est souvent lié à un but sexuel : l’individu cherche à se créer un fantasme et recevoir la tendresse qu’il désire par le biais du fantasme. L’avantage de la relation virtuelle à but sentimental est – comme la relation virtuelle à but sexuel – la rapidité. Il n’est plus question de devoir sortir de chez soi pour avoir de la tendresse. Certes, la tendresse (et le fantasme) virtuelle n’est pas pareille à de la tendresse réelle et physique. Cependant, l’individu est dans l’illusion et forge lui-même sa relation : il est donc épanoui de sa relation virtuelle.
3. De paraître
En troisième lieu, la relation virtuelle cherche à collectionner les amis : nous sommes dans le paraître – c’est le paroxysme de la superficialité. Ici, nous parlerons de syndrome Facebook, à savoir : l’individu qui a le plus d’amis est le plus aimé. Ou plutôt : l’individu pense être aimé. Les relations sont superficielles, les interactions inexistantes et – évidemment – virtuelles : on ne cherche qu’à amasser un maximum de relations pour montrer aux autres (avec qui on entretient des relations traditionnelles) que l’on a des tas d’amis et de connaissances (qui ne sont que des relations virtuelles). Toute personne sur les réseaux sociaux recherche cette plénitude égocentrique et de « collection d’amis », même si beaucoup démentent le faire – c’est un acte inconscient.
4. Amical
Enfin, la relation virtuelle peut rechercher un but amical, c’est souvent le cas des « fausses familles ». L’individu recherche une confidence qu’il n’a pas dans le monde réel. Ainsi, il se met à nu devant un inconnu qui rentre dans sa sphère intime sans en profiter pleinement. Les individus gardent leur distance (et c’est de même dans toutes les relations virtuelles).
Mais qu’est-ce qui pousse tant de gens à se tourner vers la relation virtuelle ? Tout d’abord, je l’ai déjà expliqué : la rapidité des échanges. Mais aussi la superficialité. En effet, la société individualiste oblige les individus à sortir du lot pour qu’ils se distinguent des autres. Ainsi, l’individu ne veut plus de relations profondes et solides, mais des relations éphémères et – surtout – nombreuses.
La relation virtuelle est basée sur un fantasme réciproque entre les deux individus. En effet, contrairement à la relation traditionnelle, l’individu est maître de ce qu’il dit. L’individu contrôle totalement le canal. Ainsi, il ne montre qu’une infime partie de sa vie (quand celle-ci n’est pas inventée).
Ainsi, la relation est basée sur un fantasme. L’individu crée lui-même le personnage qu’il désire. Comme la relation est contrôlée, chaque individu ne voit qu’une infime partie de la vie de l’autre : de ce fait, il se crée l’autre et vit perpétuellement dans le fantasme. Le fantasme n’est malheureusement pas réel, ce qui amène une désillusion.
Chaque individu de la relation virtuelle est enchainé à l’illusion de l’autre. D’une part, il croit que l’autre est entièrement ce qu’il raconte de lui[6]. Et d’autre part, il croit que l’autre est ce fantasme qu’il s’est créé.
Cependant, il arrive toujours une information qui crée la désillusion. Il arrive toujours une erreur dans le contrôle du canal qui fait fuiter une information indésirable. Cette information provoque la désillusion. En effet, le fantasme est détruit (ou détérioré) par ce fait indésirable (mais pragmatique). Imaginons maintenant deux individus qui vivent dans une relation virtuelle à but sentimental. L’un imagine l’autre selon ce qu’il croit et ce qu’il désire que l’autre soit. Or, il arrivera toujours une information dite indésirable qui va casser ce fantasme (car le fantasme n’est pas réel).
Le fantasme est détérioré ou même totalement détruit : la relation virtuelle s’envole alors car les deux égos sont déçus l’un de l’autre. Là est le réel danger de la relation virtuelle : elle a beau être construite avec de matériaux solides (je lui accorde toute ma confiance et je m’y confie plus facilement qu’avec mon meilleur ami), sa base est néanmoins fine (le canal construit la relation sur un fantasme, une illusion).
Une relation virtuelle est donc une maison de pierre sur un tas de sable : un matériau solide mais une base illusoire.
Le danger n’est pas la montée des canaux permettant les relations virtuelles, car il est un principe démocratique de laisser tout individu gérer ses relations comme il le veut. Le danger est bien plus vicieux : il tient compte de la virtualisation que nous faisons de nos relations traditionnelles.
En effet, de plus en plus, nos relations traditionnelles sont prolongées par un canal. Jadis, quand un ouvrier partait en déplacement pour deux semaines, sa famille n’avait que très peu de nouvelles : une ou deux par semaines (par voie postale), un peu plus si l’on parle de l’époque téléphonique. De nos jours, tout est instantané et rapide, et donc, l’hyper-communication est prônée et le temps passe beaucoup plus lentement.
Un autre exemple très parlant : jadis, lors d’un rendez-vous, les individus attendaient une demi-heure (un peu plus, un peu moins, selon la patience de l’individu). Ils avaient l’habitude de patienter la venue de l’autre. De nos jours, le premier arrivé envoie un texto « J’y suis, tu es où ? ». Ce petit fait – à première vue totalement anodin – démontre parfaitement l’hyper-communication et la prolongation de la relation traditionnelle au travers d’un canal (virtuel !).
Et donc, les individus sont constamment connectés les uns aux autres : en relation traditionnelle et virtuelle à la fois. Là est le grand danger de la société moderne. Pourquoi ? Ceci est une explication aux nombreux divorces qui surviennent dans la société moderne. Ces divorces sont provoqués par la virtualisation de nos relations. Or, s’il y a une virtualisation, il y a un fantasme qui se crée. Et donc, les individus ne se connaissent plus en profondeur mais que de façon superficielle : ce qui amène la désillusion. Le temps passe plus lentement, les individus se déçoivent et donc les couples ne tiennent plus autant qu’avant. La relation traditionnelle de nos grands-parents (et arrière-grands-parents) demandait plutôt aux couples à mettre de l’eau dans leur vin, alors que les relations virtuello-traditionnelles d’aujourd’hui prônent un individualisme exacerbé sur base du fantasme personnel.
Les divorces pourraient donc s’expliquer par cela.
Après avoir étudié les relations individuelles entre différents individus, attardons-nous maintenant aux relations parents-enfants. Certes, ce type de relation s’est honoré de nombreux articles, livres, études et débats – en somme : l’encre a coulé en abondance pour ce sujet. Mais au final, peu de personnes se sont intéressées à la virtualisation des relations que nous avons avec nos parents, par ailleurs, peu de personnes ont étudiés l’idéal des enfants, des adolescents et des jeunes adultes. C’est ce sur quoi je vais m’attarder.
Tout d’abord, classifions différentes générations familiales pour comprendre plus aisément leurs pensées et leur mode de vie. Il est, en effet, impossible d’analyser de la même manière les générations ayant connu la Guerre et les générations d’aujourd’hui. (Voir tableau page suivante).
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Année de naissance[7] |
Dénomination |
| Entre 1930 et 1945 | Génération de la Guerre
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| Entre 1945 et 1960 | Génération post-armistice
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| Entre 1960 et 1975 | Première génération flottante
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| Entre 1975 et 1990 | Seconde génération flottante
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| De 1990 à 2012 | Génération moderne
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Après avoir classifié les générations, il est maintenant plus aisé de les étudier et de voir plus ou moins dans quel clivage pourrons nous les classer.
Tout d’abord, il n’existe pas de famille parfaite, ni même de modèle à suivre. Mais ici, je vais tenter de démontrer pourquoi la génération moderne virtualise-t-elle les relations avec ses parents.
| L’idéal est le modèle qui pousse les individus à agir. Dans l’enfance et l’adolescence, l’idéal est le but à atteindre, l’enfant veut devenir comme son idéal, c’est son modèle.À l’âge adulte, l’idéal est une fin que l’individu tente d’approcher, mais son but est surtout de le diffusion aux générations futures. |
Dans la génération de la Guerre et la génération post-armistice, les enfants furent élevés dans un contexte politico-social extrêmement tendu. La génération de la Guerre fut élevée par, soit des parents usés de 14-18 et de la dépression, soit des parents manipulés par l’expansion du fascisme dans les modes de pensée. Ces enfants furent élevés durement, dans des conditions pauvres et dans un contexte de peur : la peur de l’étranger (pour le modèle familial fasciste) ou la peur du conflit (pour le modèle familial modéré).
Bien sûr, ceci est totalement approximatif, voir cliché. Mais il est certain que ces deux générations eurent des enfances plus difficiles que les générations modernes : le travail manquait, l’argent se faisait rare et la peur était omniprésente. Même si les deux générations se ressemblent, il existe cependant une différence prépondérante : la Guerre. La Seconde Guerre mondiale est vécue par la génération de la Guerre, alors que la génération post-armistice ne vit que dans un conflit latent (la Guerre Froide). Il y a d’une part une peur réelle et vérifiée par les combats, les bombardements et les emprisonnements civils pour la génération de la Guerre, et d’autre part une peur plus anxiogène et camouflée (de la bombe, du conflit qui risque d’éclater, du spectre communiste/capitaliste) dans la génération post-armistice.
Néanmoins, la génération post-armistice connaît une explosion culturelle ; c’est l’époque du rock n’ roll, de James Dean, du cinéma moderne, de la musique psychédélique et de l’émancipation des jeunes. Cette génération camoufle sa peur dans la culture et la libération – c’est d’ailleurs l’époque des grandes révolutions sociales (Mai 68, printemps de Prague, …). À cette époque, les jeunes de la génération post-armistice sont vus comme des révolutionnaires alors que les vieux de la génération de la Guerre sont vus comme des réactionnaires.
Ce qui nous intéresse dans ces deux générations[9] : c’est l’idéal que les individus avaient durant leur enfance, leur adolescence et leur jeune âge adulte.
De ce fait, l’individu s’équilibre lui-même, il a vécu différentes phases de sa vie (du conformisme de l’enfance à la révolte de l’adolescence) et arrive à y tirer un compromis. Il enseignera ce compromis à ses enfants, et ses enfants continueront le cycle (conformisme è révolte è compromis è enseignement du compromis aux générations futures).
L’idéal fut grandement bouleversé par l’accélération du mode de vie et l’apparition des technologies virtuelles. Depuis la révolution industrielle, tout doit aller de plus en plus vite et l’argent est le centre de la vie. L’accélération de la société a été grandement précipitée par l’apparition des technologies virtuelles[11].
C’est avec cette accélération – et par ailleurs la révolution féministe – que les ménages durent faire travailler leurs femmes. Les droits changèrent et le père, comme la mère, travaillait. L’homme était à l’égal de la femme – nous touchions à la perfection. Cependant, cette révolution amena un changement considérable dans nos familles : il n’y a plus de membre de la famille qui est en permanence à la maison. De ce fait, les enfants sont obligés de bricoler une éducation lorsque les parents sont absents.
Dans cette génération, les familles ne peuvent plus vivre avec une femme au foyer : le salaire d’un seul individu ne peut couvrir les besoins de toute la famille. Par ailleurs, la révolution féministe poussa les femmes à trouver un travail pour être à l’égal de leurs maris, ce qui est totalement légitime.
Mais malgré la légitimité de cette égalité, le bricolage aveugle d’une éducation est néfaste pour l’enfant. En effet, il n’a plus l’idéal familial à suivre : il trouve lui-même un modèle à suivre – souvent tiré de l’imaginaire. Et donc, les idéaux de la génération moderne sont bouleversés.
Les idéaux de la génération moderne :
Ce changement radical de recherche d’idéal amène plusieurs changements sociaux :
Par ailleurs, l’augmentation des divorces ne fait que de briser encore plus les familles. L’enfant est balancé entre deux idéaux différents qui ne sont jamais présents : il s’enferme dans un idéal virtuel. Nous sommes actuellement dans un cercle vicieux, les divorces sont le fruit de la virtualisation de nos relations, et la virtualisation de nos relations est le fruit des divorces qui fragilisent le sentiment d’idéal idolâtre chez l’enfant.
| Mon idée n’est pas de faire un discours machiste contre les droits des femmes, loin de là. Cependant, il est indéniable que depuis l’absence d’une mère au foyer oblige les enfants à se tourner vers un idéal différent de l’idéal familial. Bien sûr, le père peut rester au foyer pour éduquer l’enfant. Mais malheureusement, la science n’a pas encore fait assez de prouesses que pour donner au père le privilège de l’allaitement. Mon discours ne prône en aucun cas le retour à une misogynie exacerbée – où la femme ne serait bonne qu’à accoucher et à faire la cuisine. Non. Mon discours ne fait que de montrer une réalité sociale bien ancrée. |
Ici se trouve un tableau de http://statbel.fgov.be/ montrant l’évolution du nombre de mariages et de divorces depuis 1830. L’augmentation des divorces et la baisse des mariages est plus que claire.
Si le mariage est en baisse, c’est parce qu’il est vu comme un acte ringard, symbole religieux d’une société qui veut se laïciser. Encore une fois, nous nous trouvons dans un cercle vicieux : si nous perdons les traditions familiales, c’est parce que nos idéaux sont bouleversés, or, s’ils sont bouleversés, c’est parce que nos traditions sont de plus en plus perdues (retour à l’argument du modèle familial absent).
Par ailleurs, si le divorce est en hausse, c’est à cause de la virtualisation de nos relations et de la superficialité de la société.
à venir, la relation individu-médias.
Le Morse.
[1] Le Lysis.
[2] La catégorie qui s’ajoute au type de relation. Ainsi, on peut vivre une relation égoïste et physique, ou paradoxale et sentimentale.
[3] Amical, sentimental, sexuel, d’intérêt.
[4] Relation égoïste ou relation paradoxale.
[5] Sous formes de missives notamment.
[6] Cet argument est valable aussi pour l’information médiatique : les médias font passer pour un échantillon d’actualité mondiale ce qui n’est (souvent) qu’une anthologie de faits minoritaires.
[7] Tout ceci est à titre indicatif et purement approximatif.
[8] En vertu des
[9] Ces deux générations représentent parfaitement le mode de vie occidental du 20e siècle.
[10] Le parent peut aussi être un frère, un tuteur, un oncle, …
[11] Comme je l’ai dit plus haut, on ne veut plus attendre une lettre avant de recevoir une lettre de réponse : on veut un mail de réponse bien avant d’avoir envoyé la question.
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Il n’est pas nécessaire de rappeler que je ne fais malheureusement pas partie du Peuple élu. Cependant, mon amour pour cette culture et ce Peuple m’ont fait découvrir des facettes intéressantes dans leurs comportements. D’un point de vue extérieur, le Juif parait rustre et renfermé sur lui-même. En effet, le judaïsme est l’une des seules religions à refuser la publicité de leurs croyances : ils privilégient le lien sanguin plutôt que le lien de foi. D’où la grande difficulté de se convertir. De plus, le judaïsme est de toutes les minorités la plus représentée dans le monde. Ceci est encore dû à leurs croyances et leur histoire. Les Juifs doivent vivre l’exil avant de retourner au pays de Canaan (Israël). Pour ma part, la religion judaïque m’a séduite en un sens où – malgré son repli sur elle-même – prône la liberté de l’esprit. Premièrement, les juifs n’ont pas la crainte d’une damnation éternelle : ils ne façonnent pas leur dogme sur une angoisse perpétuelle. Deuxièmement, les Juifs recommandent l’étude poussée de livres, la réussite scolaire et l’intellect. Ils ne sont pas enfermés dans un dogme fermé et intrépide : ils ont le pouvoir de le changer, ils peuvent presque discuter la parole divine. Enfin, le rôle de la femme n’est pas aussi effacé que dans les autres religions. Tout d’abord, c’est la mère qui donne la croyance à son fils, ensuite, D.ieu (dans l’Ancien Testament) demande à Abraham de toujours écouter sa femme, Sarah.
Maintenant, le problème n’est pas la religion, mais les dérives qu’il y a eu. En effet, le Juif vit dans l’angoisse de l’autre. Depuis toujours, l’antisémitisme a poussé le Juif à se renfermer sur lui-même. Je ne vais pas réexpliquer les nombreuses raisons de cet antisémitisme, mais cette haine antisémite explique bien des choses dans le comportement des Juifs contemporains.
Ce n’est qu’à la libération d’Auschwitz que les grandes puissances internationales écoutèrent enfin les demandes d’un groupe politique puissant : les sionistes. Les sionistes réclamaient un pays « juif » pour mettre fin à l’exil du Peuple hébreu. Alors, il faut tout d’abord faire l’impasse entre ce que j’appellerai sionistes de premier ordre et sionistes de second ordre. Le sioniste de premier ordre réclame un pays pour les Juifs, il est démocratique et n’aspire qu’à la paix : ce sont – en majeure partie – les sionistes ayant vécu et précédés la guerre. Ensuite, le sioniste de second ordre est un réel extrémiste : il n’aspire qu’à la provocation, la haine de ses voisins arabes et la guerre. Le sioniste de second ordre défend les horreurs de son pays par des arguments dénués de sens. Pour lui, la Shoah justifie toutes les actions d’Israël. C’est le syndrome de Caliméro : « On a vécu du mal, c’est trop injuste, alors on en fait, mais c’est pas la même chose ! ».
Pour ma part, je me reconnais en sioniste de premier ordre. Je n’aspire qu’à la paix au Moyen-Orient et je pense que si les Juifs ont pu avoir leur terre, les Palestiniens aussi. Malheureusement, l’Opinion publique voit en tous les Juifs d’Israël des sionistes de second ordre. Et au fond, cela s’explique assez facilement.
La relation que le Peuple juif a avec Israël est totalement démesurée. Depuis plus de deux-mille ans, les Juifs étudient leurs écrits et se promettent – le jour de Pâques – qu’ils seront l’an prochain à Jérusalem. Et après toutes les souffrances que ce Peuple a endurées, il est normal de créer un fantasme irrationnel envers cette terre. Ceci leur est totalement naturel, mais inexplicable. Dans l’Histoire, jamais aucun Peuple n’a manifesté un tel engouement pour une terre (qui n’est même pas spécialement riche…). Pour situer le lecteur, je pense que si l’on avait promis une terre au Peuple noir (seconde grande victime de l’être humain) depuis le début des temps, la relation entre cette hypothétique terre et le Peuple noir aurait été semblable à la relation que les Juifs ont avec Israël.
Et donc, la relation complètement démesurée que les Juifs ont avec Israël peut expliquer la montée du sionisme de second ordre. Les Juifs ont peur ; ils ont peur de voir leur terre promise partir en fumée à cause des nombreuses guerres qui la déchire. Résultat : ils s’enferment derrière l’étoile de David et justifient tout ce que fait Israël. De ce fait, les dirigeants israéliens (souvent intégristes) se permettent tout et n’importe quoi. Cette peur se manifeste non seulement en politique mais aussi au sein de la vie religieuse. En effet, la montée du judaïsme orthodoxe est extrêmement forte en ce début de vingt-et-unième siècle. Ces Juifs totalement intégristes (que l’on connait tous grâce au film « Rabbi Jacob ») prônent un retour aux règles fondamentales de leur religion. À cause d’eux, il n’est pas difficile de voir, dans certains quartiers d’Israël, des bus où les femmes ne peuvent s’asseoir devant. Parfois, elles ne peuvent même pas se vêtir de pantalons… Même si l’intégrisme religieux est à la mode ces temps-ci, je ne reconnais pas comme « Juifs » ces intégristes qui non seulement font l’apologie des horreurs qu’Israël peut faire, mais radicalisent ce qui est, en mon sens, la religion la plus ouverte. Le judaïsme est une religion qui prône l’ouverture et non le repli sur soi !
Pour ma part, oui j’aime Israël, et oui je défends le concept même de la terre promise. Cependant, je ne cautionne en rien les activités des gouvernements libéraux qui font l’apologie de la guerre et de la haine. Je suis extrêmement déçu de voir un tel Peuple tomber dans l’extrémisme par peur. Alors que la peur est une des valeurs que les Juifs sont les seuls à ne pas prôner dans leur religion… Peut-être qu’Israël est attaqué par de nombreux terroristes, mais il faut peut-être aussi prendre du recul et voir d’où cette haine antisioniste (de second ordre, mais une haine qui devient de plus en plus antisémite, je le concède) vient. Il serait peut-être temps que le Peuple juif prenne son destin en main, que les israéliens se soulèvent pour montrer que leur volonté n’est pas la guerre mais la paix et la reconnaissance de leur pays dans le monde entier. Et je pense sincèrement que la guerre et la provocation n’aideront en rien les manœuvres de paix au Proche-Orient.
Le Morse.
Il n’est pas nécessaire de rappeler les faits de ce mardi dernier ; une poignée de morts, une petite centaine de blessés et une cité choquée des faits. Une ville choquée, qui n’arrive pas à se remettre de ce drame qui fit couler du sang sur le sol encore festif de la cité ardente. Alors que certains se recueillent sur le lieu du massacre, d’autres pointent du doigt les grandes institutions.
Tout d’abord, je tire ma révérence et adresse mes sincères condoléances aux familles et proches des victimes[1] – rien qu’à eux.
Nordine Amrani était sous liberté conditionnelle lors des faits : il avait l’angoisse de retourner en prison. C’est vrai, lorsqu’on a peur, il est très souvent coutume de sortir avec un FN FAL, une grenade et une demi-douzaine de recharges pour tirer sur une foule innocente. Mais notre cher Nordine était faible, il avait peur de retourner en prison, il avait peur de toucher à nouveau à l’enfer de l’incarcération et de la captivité.
Pour élucider l’entière énigme de ce fait social, il serait raisonnable de rappeler le lourd passé de l’assassin : vente de stupéfiants, détention d’armes, recel et de nombreuses affaires de mœurs. Nordine était un grand ami des juges, ceux-ci prenaient d’ailleurs un malin plaisir à le remettre en détention après chaque récidive. Sauf qu’un jour, Nordine eut marre de retourner entre les quatre murs de l’incarcération, il savait pertinemment bien qu’il ne changerait pas, et que la prison ne le changerait pas. Il prit son destin en main, son FAL aussi, et commit l’irréparable.
Alors que les fascistes prônent l’insécurité et sa pseudo-race, d’autres divaguent dans des débats pacifiques, criant aux stéréotypes et aux injustices, insultant les adversaires de racistes. Ô insulte suprême de la société moderne. Quant à la justice occidentale, elle crie au fait isolé. Mais il existe dans les prisons des centaines de milliers de Nordine – tous prêts à commettre l’irréparable. Tous frustrés d’un système qui ne veut pas les changer mais les cacher : les isoler.
Il faut savoir que l’Homme est bon, il ne nait pas criminel mais le devient. Nordine n’est que le prophète d’un fait social avéré : la justice inutile et totalitaire. Aujourd’hui, ce sont des poignées d’hommes bardés de diplômes qui se permettent de juger un semblable. La justice ne fait que d’assurer la transition entre la liberté et la détention : elle détruit une vie en un claquement de doigts. Après son jugement, le prisonnier n’a rien d’autre qu’à attendre, attendre, et encore attendre dans un ennui infini. Certes, la prison est peut-être dotée d’un luxe que les geôles de l’Ancien Régime n’avaient pas, mais la privation de liberté est identique – et fait autant de ravages. Ce qu’il faut, ce n’est pas une prison aliénante où la haine n’est que conservée voir augmentée. Non ! Ce qu’il faut, c’est un encadrement ! Il ne faut pas enfermer les hommes qui s’écartent des règles, mais il faut justement les ouvrir à la société. Soigner les malades, ouvrir les prisonniers, faire changer le sujet pour qu’il redevienne vertueux et bon comme à sa naissance.
Les prisons ne sont pas la solution, regardez ce qu’il s’est passé Mardi ! Les prisons sont bonnes pour les fascismes ! Et moi, qui vous regarde du haut de ma colline, je rigole de vous voir crier à l’insécurité et à la pseudo-race de Nordine. Je ris à pleurer, d’ici, je me dis que vous n’avez encore rien compris à la société : continuez à enfermer vos frères et à renforcer leur haine envers la société, vous avez raison. Mais alors, continuez aussi à enterrer vos enfants.
[1] Rien qu’à eux, je ne parle pas des hypocrites qui profitent du moment pour se montrer par pure démagogie.
Chapitre I
L’histoire de la pensée humaine & l’oppression politique
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L’histoire de la pensée humaine est lunatique. Elle est comparable aux cycles du sommeil. Tout d’abord, la pensée est endormie, elle se laisse dominer par n’importe quelles instances, n’importe quelles religions, n’importe quelles pensées archaïques. Ensuite, le réveil est brutal ; la révolution, l’insurrection et le sang versé apparaissent sur l’étendard de l’Homme. L’Homme se réveille face à l’oppression, il agit pour la liberté, l’égalité et la destitution des pouvoirs primitifs. L’Homme n’hésite pas à bruler sa terre, tuer ses frères et arracher son patrimoine pour reprendre son autonomie et abattre l’asservissement établi. Enfin, l’éternelle paresse de l’Homme le rendort pour une période indéterminée. C’est dans ce second sommeil qu’il se fera ré-asservir par un ordre anciennement révolutionnaire, prônant les idées neuves de la révolte – à sa manière.
Il suffit de prendre plusieurs exemples dans notre histoire pour remarquer que cette théorie est vraie. La révolution russe de 1917 devait libérer le peuple de l’empire absolutiste des Tsars. Le peuple avait dormi pendant des années avant de mettre à bas le régime archaïque. L’Homme réveillé et révolté s’autogère pendant un certain temps. Mais son sommeil revient et l’idéal communiste est bafoué par les velléités d’un Staline autocrate. L’exemple est encore plus flagrant dans la révolution française : l’absolutisme des Louis, la révolution et enfin la Terreur et l’Empire. L’Homme ne peut s’apprêter à un avenir glorieux s’il s’endort sur ses acquis.
Chapitre II
L’asservissement religieux
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La réelle morale – pure et vertueuse – veut que chaque être humain soit engagé pour ne jamais se laisser asservir par les chiens de la dictature. Bien sûr, ces exemples sont politiques, mais la soumission est telle dans la religion. Les dogmes obligent l’Homme à s’agenouiller devant une entité suprême (oserais-je dire divagation suprême ?). Si l’Homme a créé la religion, c’était simplement pour échapper aux oppressions déjà présentes dans les sociétés primitives. Progressivement, les croyances sont devenues de façon extrêmement perverse de nouvelles formes d’asservissement et d’esclavage, mais surtout : de séparation.
La religion – contrairement à la philosophie – apporte des réponses préfabriquées à un Homme paresseux et endormi sur son sort. L’être humain ne veut plus réfléchir aux questions de société, ainsi qu’aux questions d’existence : il crée alors un dieu unique pour lui apporter cette réponse manufacturée. Simpliste et profiteuse d’esprits candides, la religion a asservi l’Homme plus que tout pouvoir politique. Partout où elle a imposé son joug – et son proxénétisme (pour cibler la chrétienté) – elle n’a apporté que la douleur et l’obscurantisme. Là où les révolutionnaires voulaient changer le monde, la religion a défraîchi la société et – par ailleurs – l’Homme. En somme, la religion est une nouvelle forme de domination au-delà de l’hégémonie politique des sociétés primitives.
Chapitre III
Les règles sociales
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Au-delà des oppressions politiques (légales) et religieuses, l’Homme a façonné une nouvelle manière de s’enchainer inconsciemment à l’arbre sous lequel il est né. Au-delà de tout dogme, au-delà de toutes législations, au-delà de tout pouvoir centralisé ; l’Homme a créé la société. Non pas la société dans un sens de groupement d’individus, mais la société morale et éthique. Cette société qui oblige l’Homme à se prosterner devant des règles établies il y a des siècles, et dont la somme intégrale des moutons de Panurge suit de façon niaise et absurde.
L’Homme fait partie du règne animal – il est semblable au loup, à la marmotte, à l’aigle, au moineau, à la fourmi et à l’abeille. Ce qui différencie l’Homme de l’animal, c’est sa pensée. La pensée humaine l’a poussé à évoluer et à s’adapter aux prouesses technologiques dont il était l’instigateur. Cette révolution technologique – présente depuis la préhistoire mais grandement accentuée au 19e siècle – force la politique à s’adapter à cet essor technique. Ainsi, les régimes ; des plus farfelus aux plus accomplis, ont dû laisser place à une théorie absolue : le capitalisme. Aujourd’hui, les politiciens du monde entier – hormis quelques têtes brulées – ne voient pas d’autre impasse au capitalisme. Et pourtant, Marx avait offert au monde sa théorie, basée sur des études poussées en la matière : le marxisme (qui devint par la suite une amalgame entre communisme et socialisme). Mais le communisme, mal géré et non-maîtrisable en société de technocrates, tomba en désuétude.
Revenons donc à aujourd’hui. La société est divisée en trois classes sociales : la bourgeoisie, la classe-moyenne et les nécessiteux. Ajouté à cela, il y a les cerveaux – souvent bourgeois en raison du coût des études et du matériel –, et les travailleurs – généralement pauvres. Plus haut encore, il y a l’instance politique : l’Etat. L’Etat est censé nous représenter – dans la pensée idéaliste de la démocratie. Mais en réalité, il ne fait que de tirer son profit dans les taxes et les complications boursières. Au fait, pourquoi payons-nous des taxes ? Le premier imbécile (ou le premier mouton de Panurge) nous dira que c’est une loi ancestrale : nous payons nos taxes depuis la création du monde. C’est là que nous arrivons aux deux instances supérieures – presque divinatoires, mais extrêmement vicieuses : la religion et les lois sociales.
L’Homme moderne est persuadé que, pour qu’une société survive, il faut : une police, de l’argent, de la démocratie, un écart entre riches et pauvres, et j’en passe. Depuis toujours, l’autorité nous apprend à marcher droit, à respecter autrui, à adorer tel dieu, à pratiquer la démocratie, à laisser sa place dans le bus, à être galant (pour vous messiers), à aimer son mari (pour vous mesdames), … Je ne pourrais énumérer ici la liste incommensurable de règles sociales que l’autorité nous inculque depuis toujours. La preuve – vicieuse et perfide – se trouve dans nos vieux livres d’histoire. Effectivement, nous voyons les révolutionnaires, les ennemis de l’ordre, les anarchistes – qui plus est les antidémocrates –, comme des personnages vils et sans intérêts. Qui a retenu les idées majeures de Robespierre avant son incapacité à gouverner ? Qui a retenu l’idéal de Lénine et de Marx sans faire d’amalgame avec les goulags staliniens ? Qui a retenu le nom de Kropotkine ? Mieux encore, qui peut différencier l’anarchie de l’anomie ? (j’oubliais de dire que les livres d’histoire ne parlent jamais des anarchistes, sauf s’ils ont été crucifiés ou décapités). Cette censure des propos historiques dans notre éducation est créée par une loi sociale qui force tout Homme à respecter l’ordre. Nous sommes dans une tyrannie dissimulée, un régime autoritaire. Ce régime n’est pas contrôlé par un despote, mais par la société elle-même. Comme je me suis déjà expliqué, le système politique n’est que le premier stade de l’asservissement, le second est la religion et le troisième est la société. Nous sommes nous-mêmes les chiens d’une dictature que l’on combat.
Qui a oublié la célèbre phrase : Ni dieux, ni maitres !, scandée par les anarchistes depuis toujours ? Et je ne parle pas de groupes extrémistes, mais de réels penseurs prêts à démanteler l’Etat, les dogmes et les lois sociales pour créer une société parfaite : loin du capitalisme et du communisme.

Chapitre IV
Les lois sociales appliquées : le cas de la police et de la démocratie
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Les lois sociales sont des préjugés définis il y a des siècles par des penseurs. Nous suivons leur pensée car nous ne voyons pas en quoi la société serait stable sans eux. Je pose donc la question suivante : en quoi la police – par exemple – est-elle nécessaire à la société ? Vous, en tant que fidèle mouton de Panurge, vous répondrez : « Car elle protège le citoyen, et donc la société ». Cette réponse est fondamentalement vraie, et justifiée. Mais il est un problème que personne n’a jamais songé à relever : pourquoi le citoyen ne serait-il pas responsable de sa propre sécurité ? Mieux encore : pourquoi la société ne se sécuriserait pas d’elle-même autour d’une valeur universelle : la solidarité ? Cette question n’a jamais été soulevée – sauf par quelques groupuscules d’idéalistes – car elle pose problème dans notre société capitaliste : on ne peut être solidaire. La solidarité n’existe pas car les instances politiques et les religions séparent le peuple en groupes. Le capitalisme ne peut se baser sur la solidarité car il ignore le travailleur et voit l’Homme comme un chiffre dans l’engrenage politique et industriel ; il voit l’Homme comme un bien de consommation.
Enfin vient le problème de la démocratie. Je parle de problème car il fait aussi partie intégrante d’un des nombreux préjugés établis par les lois sociales. Aujourd’hui, qui oserait dire : « Je suis contre la démocratie » ? Ce personnage – bien courageux de prononcer une phrase si ignoble – serait pointé du doigt et lapidé sur la place publique pour ensuite être crucifié. La société moderne – capitaliste – ne tolère pas le fascisme. Or, qui a dit que le fascisme était la seule idéologie qui ne tolérait pas la démocratie ? La démocratie est un système de gouvernement où le pouvoir est exercé par le peuple[1]. Et donc, pour exercer une démocratie, encore faut-il avoir un gouvernement (un Etat central), qui plus est des règles pour le régir. Ces règles édictées ne peuvent qu’entraver automatiquement la liberté des uns. En d’autres termes, la démocratie n’est pas vertueuse car elle entrave la liberté du peuple au travers de règles politiques – si ce n’est religieuses et sociales.
Parlons maintenant de régimes connus n’adoptant pas la démocratie. Marx disait que la démocratie n’est que le stade ultime de jouissance vertueuse après la dictature du prolétariat. Marx avait raison, mais aujourd’hui encore, les pays socialistes attendent cette société communiste basée sur la démocratie. L’Homme semble coincé sur le stade « dictature du prolétariat », oserais-je dire « tyrannie de la bureaucratie » ? Pour exemplifier d’un propos déjà relevé, l’anarchie est contre toute forme de démocratie. L’anarchie n’est pas pour autant un régime autoritaire (contrairement au stalinisme), individualiste, inégalitaire (contrairement au capitalisme) et fasciste. La démocratie a besoin d’un Etat pour fonctionner. Or, l’anarchie bannit tout pouvoir supérieur. Est-elle pour autant non vertueuse ? La démocratie sous-entend l’égalité, mais ne la prône pas – et ne la prône jamais d’ailleurs (il suffit de voir les démocraties établies depuis l’antiquité). Pourtant, l’anarchie défend et soutient l’égalité et la liberté (« Ni dieux, ni maitres »). À comparer, choisiriez-vous un régime qui tend vers des théories qui n’ont jamais fonctionnées et qui ne fonctionneront certainement jamais (démocratie : marxisme, capitalisme) ou plutôt vers une théorie vierge, accomplie et – malheureusement – très méconnue ?
Les règles sociales diront que la démocratie prime car celle-ci est essentielle à la base de nos sociétés. Est-ce pour autant que les règles sociales sont véridiques ?[2]

Chapitre V
Le capitalisme
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Les préjugés des règles sociales sont la corne d’abondance des capitalistes ; ils y voient une bonne manière d’installer leur régime absolutiste. En effet, le capitalisme veut du profit économique – et donc de l’argent. Pour ce profit, il faut la privatisation – c’est-à-dire l’absence d’intervention de l’Etat dans l’économie (la « main invisible »). La privatisation amène la mondialisation et donc le chômage dans les pays industrialisés et riches (les entreprises privées sont tentées d’aller chercher la main d’œuvre et la matière première dans un endroit où elle est moins chère). Il ne faut pas être un génie pour comprendre que le capitalisme est basé sur la richesse d’une bourgeoisie dirigeant les pauvres – esclaves de leurs désirs possessifs.
Le capitalisme est le plus vicieux des régimes ; perfide et enclin à la parcimonie. Le capitalisme rend l’Homme impur, celui-ci se vête d’un châle d’intérêt et de cupidité dès qu’il entend les premiers balbutiements de ce système crasseux et élitiste. Le capitalisme pousse à la croissance, à la technocratie et à l’écart socio-économique entre la bourgeoisie et le prolétariat. Le capitalisme ne veut pas l’égalité car il a besoin de riches – supérieurs – pour survivre. Bien sûr, il va de pair que la bourgeoisie éminente soumette le prolétariat à ses règles, et c’est ainsi que fonctionne la société capitaliste : sur l’asservissement d’une caste à une autre. Ce système fonctionne à la façon d’un dogme : une caste dominée se soumet aux règles d’une supériorité divine. De grands économiques comme Sombart et Weber ont d’ailleurs évoqué la contingence entre capitalisme et religion.
L’inégalité de la société capitaliste pousse l’Homme à se réveiller et faire valoir son esprit laborieux pour faire tomber la société, ancrée dans nos cultures depuis déjà bien longtemps. Les disparités provoquées par ce régime ne peuvent que conduire à une insurrection. Encore faut-il que la pensée humaine se réveille de son lourd sommeil de plomb[3].
Chapitre VI
Le monde animal
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L’Homme fait partie du règne animal – il est semblable à l’abeille, au loup et à la fourmi. Il a su se différencier du règne animal par sa pensée – sa technologie –, et sa perte de solidarité. L’animal est l’être vivant le plus solidaire, que ce soit en société collectiviste, de meutes ou anomique.
En société collectiviste, l’animal n’est qu’un maillon de la chaine du travail. Il accomplit les tâches édictées par une autorité et vit pour le bien-être de sa société. L’animal collectiviste par excellence est l’abeille. Celle-ci est gouvernée par un pouvoir central, la reine : souveraine des productions et de l’autorité. La reine est l’unique institution gouvernante, elle reproduit à elle-seule la société et garantit la production (en somme, le travail des travailleurs). Les travailleuses sont stériles, et donc inutiles au devenir de la société – si ce n’est qu’à l’extrême croissance de la production. Elles se soumettent à la reine et à la société. Pour elles, travailler est un besoin vital.
La société collectiviste des abeilles est comparable à trois régimes de production humaine : le fascisme, le stalinisme et le capitalisme. Ces trois régimes, extrêmement différents, se rejoignent sur la pensée de l’autorité. Premièrement, le fascisme est un régime totalitaire n’admettant qu’une seule autorité régnante : un tyran, un despote. Deuxièmement, le stalinisme est centraliste, il impose une centralisation des pouvoirs envers une institution choisie : le parti. Enfin, le capitalisme est démocrate, il demande cependant une recherche du profit et une maximisation du capital. Ce régime impose donc la gouvernance d’une caste : la bourgeoisie. Le tyran fasciste, le parti staliniste ou la bourgeoisie dans le système capitaliste sont toutes des formes d’autocrates ayant reçu le pouvoir par le système. Ces sociétés aliénantes ne voient l’Homme que comme un rouage éternellement recyclé : inutile au devenir de la société mais essentiel à la production. C’est ce qui les rapproche de la société collectiviste des abeilles.
En société de meutes, l’animal fait partie d’un groupe, il est solidaire et uni. La meute est dirigée par un mâle alpha, sage et vénéré. Le mâle est fidèle à sa femelle et ne se reproduit qu’en cas de nécessité. Par exemple, il ne prendra par le risque de se reproduire si la nourriture fait défaut. La meute est soudée et pratique presque toutes les actions vitales en groupe. Cependant, le loup doit assouvir ses pulsions agressives envers un semblable, on l’appelle le loup oméga. Ce loup est le bouc-émissaire, il est rejeté et sujet à des agressions fraternelles. Parfois, le loup oméga quitte la meute pour vivre en solitaire.
Aujourd’hui, il n’existe pas de sociétés humaines vivant à la façon du loup. Même si la société chrétienne tourne autour d’un chef désigné : Dieu, ou le Pape, nous ne pouvons qualifier la chrétienté de meute. En effet, celle-ci est soumise à la loi du chef et ne s’allie pas à lui pour contrer aux attaques extérieures. Par contre, la société targuie se rapproche particulièrement des meutes de loup. En effet, les Touareg se caractérisent par leur nomadisme et leur hiérarchisation complexe, très éloignée de nos hiérarchisations occidentales. Quoi qu’il en soit, les sociétés animales de meutes restent très primitives car – malgré leur solidarité – elles n’acceptent ni la différence ni la faiblesse.
Enfin, la société anomique est la société animale sans dirigeants ni règles établies, elle ne tient que face à la solidarité et l’entraide altruiste (raciale ou interraciale). L’anomie se distingue par l’absence de normes et d’organisations stables, la plupart des animaux issus de sociétés anomiques sont solitaires ou en groupes pour des rituels précis. L’exemple le plus concret est l’oiseau. L’oiseau est libre, il vit sa vie de famille et organise son existence selon ses envies et besoins. Il rejoint cependant un groupe lorsqu’il doit immigrer vers des contrées plus clémentes. De plus, malgré la liberté totale et l’isolement de l’oiseau, celui-ci n’hésite pas à appeler des confrères semblables pour partager les quelques miettes de pain trouvées dans un parc. Il ne se délecte pas seul d’un festin surabondant : l’oiseau est solidaire. Cependant, l’oiseau faible n’hésitera pas à s’allier à d’autres animaux faibles pour évincer une menace invincible.
Si l’Homme vivait comme l’oiseau, il n’y aurait plus de problèmes. Chaque être humain serait libre et insoumis. De plus, chaque citoyen de la société pourrait compter sur un semblable en cas de problème. À l’instar de l’oiseau, la vie du citoyen est solitaire mais certains rituels se font en société. Enfin, l’individu ne serait pas intéressé par un plaisir individuel (le festin), mais il le partagerait tout en avertissant les plus faibles. Il n’est pas nécessaire de vous cacher que cette société est la société anarchique. Rarement mise en place, la société anarchique fait peur. Pourquoi ? Car la liberté est un concept réclamé mais repoussant. Le problème est l’éternel amalgame entre anomie et anarchie. L’anomie est animale, elle se caractérise par le manque de règles et de normes – ainsi que de solidarité si elle est utilisée chez l’Homme. L’anomie est la loi de la jungle, du Far-west : du plus fort. Au contraire, l’anarchie est la liberté conditionnée au travers de la solidarité, de l’altruisme, de l’entraide et de l’amour entre les citoyens. « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l’on te fasse », cette maxime est plus que judicieuse : le citoyen ne doit pas faire une action capable de le gêner si elle lui est encourue. Mais en contrepartie, il doit faire ce qu’il aimerait qu’on lui fasse – principalement le bien. Ce précepte lie aussi tous les citoyens de la société entrent eux et les vouent à un avenir solidaire et vertueux.
Conclusion
La lutte finale
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L’Homme est aujourd’hui dans la plus grande phase de son sommeil. Ce qu’il faut, c’est un réveil de sa pensée : une motivation qui le pousse à affirmer sa liberté et surtout sa force sur le système. Il ne faut pas oublier que l’Etat est au service du citoyen, et que la masse unifiée d’un peuple peut faire changer le système en place. Ce que je demande, ce n’est pas l’instauration d’un régime anarchiste, qui – je le sais – ne pourra fonctionner directement après les stigmates que le capitalisme a infligés à notre société. Mais une nouvelle ère capable de diriger les hommes autour de valeurs réelles : la liberté et la vertu.
Il faut que l’Homme se réveille. Il faut que l’Homme boute à terre l’asservissement que le système lui inflige. Aujourd’hui, certains groupes minoritaires tentent de le renverser, mais ils ne sont que des gouttes de démocratie dans cet océan de tyrannie. Ce qu’il fait, c’est une unification des peuples, des sociétés, des nations et – surtout – des religions pour chasser le despotisme, la tyrannie, l’absolutisme, en somme : le capitalisme. Il ne faut pas être un génie pour comprendre que la société arrive à son crépuscule, ce qu’il faut, c’est une renaissance.
Si vous ne voyez pas les problèmes actuels, c’est que vous êtes un aveugle en pleine nuit. Tout d’abord, il y a les banques, le marché, les multinationales, qui dirigent notre société – et nos portefeuilles – d’une main invisible. Nous sommes les pantins du capitalisme, les riches s’enrichissent tandis que les pauvres se paupérisent. Et ceci n’est que le début d’une longue chute de dominos. Premièrement, le rachat des dettes nationales par des nations plus riches (Chine, Brésil, pour ne pas les citer) – ceci est le recommencement d’une ère coloniale, non basée sur le territoire mais sur l’économie. Ensuite, la montée en flèche de la criminalité, qui découle des crises monétaires et de la valeur que l’argent a prise dans nos vies. L’argent est tellement devenu essentiel qu’il faudra bientôt un lingot d’or pour manger et se soigner. Je suis certain que certains êtres humains refusent aujourd’hui de se soigner – crise économique oblige. Bref, je ne citerai pas le nombre de problèmes présents dans cette société d’aliénés. L’Homme, le citoyen, l’individu, l’être humain : toi ! Lecteur ! Vous êtes endormis, réveillez-vous !
Alors aujourd’hui camarades, je vous demande de vous soulever contre le système et crier votre colère au monde entier. Soulevez-vous, détruisez tout et lavez votre terre. Nettoyez le sol par l’incendie. Purifiez la société par le sang des porcs. Tournez la page de cette ère injuste et destructrice. Insurrections. Séditions. Emeutes. Révolution ! Unifiez-vous pour ce combat, pour cette dernière lutte. Pour cette lutte finale ! Sociétés, réveillez-vous !
Appendice
Le fascisme pour une liberté totale
La pensée humaine étant lunatique, il est nécessaire à l’Homme de se réveiller pour bouter les oppressions archaïques. Cependant, dans la société actuelle, les possessions et la montée inéluctable de l’argent en puissance font de l’Homme une loque endormie sur son sort. La race humaine ne se réveillera pas avec le libéralisme car l’oppression capitaliste est dissimulée et – bien sûr – malicieuse. Cependant, le capitalisme mène au fascisme. En effet, la valorisation de l’argent et des possessions mène à un renforcement de la lutte des classes : les riches s’enrichissent et les pauvres se paupérisent. Les riches s’enferment alors derrière leur monde de faste et demandent de plus en plus de sécurité. En contrepartie, les pauvres meurent de faim : les tensions, la violence et l’immigration augmentent. Les riches – soucieux de cette recrudescence de la violence, demandent de la sécurité : ils se tournent vers des idées prônant la confiance envers un leader ou une idéologie : ce sont des partis fascistes. De l’autre côté, les pauvres tombent dans des idées qui leurs permettent d’être entendus et respectés – même si le leader ayant la confiance des pauvres ne change rien à leur environnement : ils seront écoutés et heureux[1]. Ces idées sont très souvent gauchistes.
Les pauvres sont très pauvres, les riches sont très riches, le sentiment de sécurité est en forte baisse et les partis extrémistes montent en flèche : voilà à quoi ressemble l’avant-révolution dans le monde occidental[2]. Cependant, on ne peut réveiller la pensée humaine sans la brusquer. Ce qu’il faut, c’est un élément déclencheur qui pousse l’Homme à se lever et à faire la révolution. Mais contrairement à l’absolutisme qu’avaient les russes en 1917 et les français en 1789, le capitalisme moderne dissimule les oppressions et empêche l’Homme de les voir correctement. Cette dissimulation perverse entraine un refus constant de révolte car – selon le citoyen : la société est démocratique et le monde ne va pas si mal. Ce qu’il faut à l’Homme : c’est une dictature fasciste. En faisant divaguer le système politique vers un système tyrannique et dictatorial, l’Homme va comprendre que sa liberté est conditionnée au travers d’un système pervers et dangereux. C’est avec la dictature fasciste[3] que la pensée humaine se réveillera et que la société pourra bouger vers une ataraxie de bonheur.
[1] TLF.
[2] Si vous êtes sceptiques, relisez le chapitre IV.
[3] Voir la conclusion.
[1] Selon Elton Mayo, pour qu’un ouvrier soit heureux au travail, il faut qu’il se sente écouté. L’individu doit se sentir intéressant, même si l’on ne change rien à son environnement : son bonheur augmentera.
[2] Je parle ici de monde occidental car le monde oriental fonctionne plus sur des dogmes et des croyances : ce qui change le mode de fonctionnement des sujets.
[3] Marx parlait de « dictature du prolétariat » avant de connaître l’ataraxie communiste.
Classé dans Le réveil des sociétés
Hier, alors que je sortais d’un bâtiment universitaire, un vieillard propre sur lui me demande son chemin. Dans un élan de bonté – et avec grand plaisir –, je lui montre le fameux auditoire qu’il recherche. Nous traversons le dédale presque infini de couloirs nous séparant de notre quête. Était-ce la curiosité ou la politesse qui me fit demander à ce vieillard ce qu’il faisait à cette heure si tardive à l’université, je ne sais pas ! Tant et si bien qu’il me répondit avec sympathie et honnêteté : « Il y a une conférence, et je suis déjà en retard ». Je presse le pas et réengage la conversation en demandant – sans indiscrétions – de quel sujet débattait-on dans cette conférence. Le vieillard regarda sa montre et répondit : « La Palestine ». Soudain, toutes les revues d’actualité s’apparaissent à mes yeux : la demande de reconnaissance de l’État palestinien, les arrogances de Netanyahu ou plus anciennement la flottille pour Gaza. Je ne sais pas pourquoi je lui ai répondu que j’étais juif : par provocation ? Ou plutôt par défi, qu’allait-il répondre à cela ? Rien ! Le néant, il restait pensif et continuait à me suivre. Arrivé à bon port, je lui sers la main et en guise de remerciement il me dit : « C’est parfois la victime qui devient le bourreau ».
Phrase à méditer. Il n’était pas incorrect qu’il me visait. Mais bref, pour analyser cette pensée, il faut d’abord la scinder en deux : les Juifs seraient donc victimes, et bourreaux. Je n’aime pas de rappeler l’éternelle victimisation du peuple juif. Mais elle est maintenant rentrée dans l’Histoire, et comme toutes histoires ; elle est souvent oubliée. Pourquoi le Juif est-il la victime de tous les peuples, de tous les ordres établis ? C’est simple, notre culture, notre façon de vivre, est un exemple de démocratie (comme le disait si bien Herbert Pagani). Nous sommes les premiers à introduire le Shabbat, jour de repos hebdomadaire obligatoire ; imaginez la joie des Pharaons – bâtisseurs de pyramides… Le Judaïsme interdit aussi l’esclavage et le sacrifice ; grandement pratiqué par l’envahisseur romain. Enfin, Dieu ne possède pas la seule vérité, on peut discuter et débattre avec Lui. Nous Lui sommes fidèles, mais insoumis. Chose contraire aux valeurs des papes du Moyen-Âge et leurs inquisiteurs voulant imposer leur dogme fermé et archaïque au monde entier. Depuis bien avant la présupposée naissance de leur pseudo-Christ, l’antisémitisme est ancré dans la culture catholique – oserai-je dire la culture universelle ?
Alors oui monsieur, nous sommes des victimes ! Et ce bien avant les chambres à gaz. Auschwitz n’est que le paroxysme de la haine antisémite. Les déportations romaines, l’exil égyptien, les ghettos, l’inquisition et l’affaire Dreyfus ne sont que des preuves parmi tant d’autres de cet antisémitisme enraciné aujourd’hui dans la culture. Il est extrêmement triste de dire que nous avons dû attendre l’avènement du Nazisme pour voir la création de notre propre État, promis par Dieu depuis cinq-mille ans et par les puissances internationales depuis mil neuf cent dix-sept ! Mais dans l’immédiat après-guerre ; nous l’avions ! Le cri sioniste : « L’an prochain à Jérusalem ! » était périmé et nous étions dans la ville sainte en chantant l’espoir de Hatikva ! La victime universelle était enfin reconnue.
Mais petit à petit, l’Israël est redevenu le bouc-émissaire du monde. Non dans un sens archaïque, c’est-à-dire des insinuations au complot judéo-maçonnique ou encore le soi-disant assassinat de Jésus-Christ, mais plutôt dans une toute nouvelle forme d’antisémitisme : l’antisionisme.
Camarades humains, antisémites ou non, je voudrais vous dire que le sionisme n’est en rien du racisme ou de la haine ! Non ! C’est un cri d’espoir de tout un peuple pour avoir son État, sa reconnaissance internationale et – surtout – la paix universelle ! Alors ainsi nous sommes des bourreaux ? Laissez-moi rire… Nous imposons notre culture à d’autres peuples soumis ? Non ! J’aimerais d’abord marquer l’impasse entre Israël et le Judaïsme : ce qu’il se passe dans les hautes sphères n’est en aucun cas la voix du peuple hébreu ! Certes, nous supportons Israël car c’est notre seule et unique accroche terrestre dans ce bas monde, mais toutes volontés de Tsahal ne sont pas particulièrement les volontés du peuple juif… Pensez-vous que la religion prônant depuis cinq mille ans la paix et l’égalité voudrait imposer ce qu’elle a vécu toutes ces années à un autre ?
Soit, si nous sommes des bourreaux : montrez-moi où sont les déportations que Tsahal fait subir aux Arabes ? Où sont les ghettos palestiniens ? Les chambres à gaz israéliennes de Tel-Aviv et leurs fours crématoires ? … Vous ne pourriez me les énoncer, car ils n’existent pas ! Jamais Israël n’a fait subir autant de mal que ce qu’elle n’a vécu. Certes, il y a eu des guerres, des batailles et des discussions au sujet de la terre. Mais que pouvons-nous faire avec des sociétés ne voulant vivre côtes à côtes en paix avec des juifs ? Israël est un îlot de démocratie dans un océan de dictatures.
Alors ainsi nous sommes des bourreaux… Dites-moi qui a attaqué Israël le jour de Yom-Kippour ? Jour du pardon et de paix chez les Juifs. Cette attaque infâme n’était en rien la volonté d’Israël. Maintenant, parlez-moi de la flottille pour Gaza ! Cette attaque était légale et totalement méritée. Dans une situation de guerre, il est normal de réprimer les forceurs du blocus… Qu’aurait fait Kennedy si les navires soviétiques avaient forcé le blocus de Cuba ? Qu’aurait fait l’Union soviétique si on avait forcé le blocus de Berlin ? Il est en effet malheureux de voir que des hommes sont morts lors de tous ces conflits, mais la guerre est bel et bien là : il faut traiter avec. La mort de ces hommes fait partie du combat : a-t-on critiqué les belligérants pour le décès des soldats de Stalingrad ? Verdun ? Waterloo ? Marignan ? Hastings ?! Bien sûr, ces exemples sont dénués d’intérêts : les antagonistes n’étaient pas juifs.
Tout ça pour dire que certes, nous avons été les principales victimes des millénaires précédents. Mais en aucun cas nous ne sommes les bourreaux du monde moderne. La paix en Terre-Sainte ne sera réelle que lorsque les dictatures seront tombées pour faire place à des démocraties fraiches et intelligentes – capables de discuter ouvertement avec l’État hébreu. Car, ne l’oublions pas, Ismaël (ancêtres des arabes) et Isaac (ancêtre des Juifs) étaient demi-frères.
Ne m’en voulez pas alors si – comme Gainsbourg – je défends le sable et la terre d’Israël.
Le Morse.
Reconnaissance d’un Etat palestinien : l’avis de la Belgique ?
Plus de 200.000 personnes dans les rues d’Israël
Hamas-Fatah : vers un accord ?
Augmentation des impôts en Israël
Les Palestiniens se présenteront le 20 septembre prochain à l’ONU avec l’intention de faire reconnaître leur État, ce qui n’est pas du goût d’Israël et des États-Unis. Aujourd’hui, à quelques jours du vote décisif, l’Europe – et la Belgique – sont toujours très mitigés sur ce sujet.
Alors qu’Yves Leterme revient d’un déplacement diplomatique à Jérusalem (Israël) et Ramallah (territoires palestiniens), ce dernier reste toujours mitigé et évasif concernant la reconnaissance d’un État palestinien. A priori, La Belgique serait plutôt en faveur de l’indépendance palestinienne. Cependant, notre royaume cherche souvent à rallier la position européenne et ainsi trouver une position commune. Voilà pourquoi Yves Leterme tempère et déclare qu’il faut plaider pour une solution négociée.
Ceci n’est pas du tout l’avis d’un député CDH (bah tiens !). En effet, Christian Brotcorne pense « qu’il faut poser un geste fort. La reconnaissance de la Palestine et son accession aux Nations Unies ne mettront pas fin au conflit, mais représenteront un acte important en faveur du respect des droits des Palestiniens et du respect du droit international ».
Lors de son voyage en Terre-Sainte, Yves Leterme a soutenu qu’il comprenait l’initiative des Palestiniens, mais sans être plus précis. En contrepartie, les élus fédéraux ne partagent pas cette nonchalance et, ce 14 juillet dernier, ils ont adopté à 43 voix « pour » contre 11 abstentions une invitation au gouvernement belge à reconnaître immédiatement un État palestinien.
Si l’État palestinien est reconnu ce 20 septembre prochain, les frontières dessinées officieusement en 1967 devront être rétablies. Ceci implique une pression considérable pour Obama qui – sous la charge de lobbys pro-Israël – se doit refuser cette demande d’indépendance. Du côté français, Nicolas Sarkozy tente de jouer les « bons offices » en ralliant les Européens indécis pour la cause palestinienne. Le Figaro paraphrase les paroles d’un diplomate anonyme : « Quand les Palestiniens s’apercevront, après le vote, que rien n’a changé, la possibilité d’incidents sera réelle ».
En attendant Godot, la tension est palpable quand on évoque l’hypothétique indépendance de la Palestine. D’autant plus que le pays est originellement instable en raison des conflits opposant le Hamas au Fatah. Alors oui, un état palestinien c’est bien, pour autant que cela n’enflamme pas le monde arabe de nouvelles tensions, islamistes ou non.

Le Morse.
Le Hamas et le Fatah vers une réconciliation
Israël refuse de s’excuser à la Turquie
Netanyahu jette de l’huile sur le feu