La bisexualité n’existe pas!


À tous les émos fans de la Japan expo : la bisexualité n’existe pas. Non ! Elle n’existe pas. C’est vrai, c’est dur à imaginer. Surtout quand vous gambadez dans les rues, habillés comme des poupées mangas, tenant dans votre main droite un garçon du troisième sexe et une autre poupée semblable dans la main gauche. Et vas-y que je te steak à gauche, que je te frite à droite, et qu’entre deux mets, je remette ma royale mèche en place. Ils sont partout. L’expansion émo – qui débuta début des années nonante avec la mort du véritable courant punk – est  devenue énorme. Ils convertissent les infidèles de force et nous font subir la torture de leur musique. Enfin, si l’on peut appeler cela de la musique. Non, sincèrement, j’ai déjà essayé d’écouter. Heureusement que j’avais un rendez-vous chez l’ORL quelques jours après, car mon système auditif a pris un coup. J’ai beaucoup de mal à me dire que vos parents écoutaient Kool & The Gang, ou plutôt 2be3, vu votre âge. Je pense qu’il faut rester lucide, hurler dans un micro n’est pas du chant, ce n’est d’ailleurs pas une activité lyrique. Et là, les adorateurs du mouvement émo vont me dire : « c’est une façon de chanter, c’est progressiste, moderne, nouveau. On ne s’arrête pas à des vocalises, nous, Yo, la vie est nulle. ». Hum… D’accord. Okay, je suis d’accord. C’est peut-être progressiste, mais où va la musique dans ce cas ? Je ne veux pas jouer les puristes, mais pourquoi vouloir augmenter la cadence d’un rythme ? Non, mais c’est vrai ! Pourquoi doit-on jouer plus fort, plus vite, crier plus fort, plus vite, aimer plus fort, plus vite ? La musique émo se revendique sous-catégorie du Punk. Je regrette, mais le Punk avait quelque chose à dire ; ils étaient des pionniers, des ennemis de l’ordre. Les chansons se revendiquant du courant émo n’ont rien à dire, et même si elles avaient quelque chose à dire, il serait impossible de comprendre les paroles. J’offre ma chemise à celui qui arrivera à noter les paroles de la chanson de Bring Me The Horizon : « Pray For Plagues ». Essayez ! J’ai tenté le défi, mais après les premières notes de guitare, mon chien s’est mis à aboyer sur l’ordinateur. Pauvre bête, il pensait qu’on égorgeait un dogue quand il a entendu le chant, hum, le cri du chanteur. J’avais mal à la gorge rien qu’en entendant ses vocalises. Nous sommes loin du Do Ré Mi Fa Sol La Si Do… Mozart retournerait dans sa tombe. Mais passons outre cette musique, qui je vais vous l’avouer, ne me plait pas. Car, au-delà de leur musique, les émos ont un cœur. Si si, je le jure. Ils revendiquent le fait qu’ils ont plus de sentiments que nous, infidèles. Donc, l’émo aime plus, l’émo goûte plus, l’émo touche plus, l’émo sent mieux, l’émo est émotif. Personnellement, ce courant m’attire pour ça : l’émotion. Cependant, si je suis émo, je préfère l’être avant d’aller chez le dentiste. Vous imaginez ?! L’émo doit mourir chez le dentiste ! Non, finalement ce n’est pas pour moi. Je suis un gars vieux jeu qui écoute de temps en temps de la bonne musique, je dois être dépassé. C’est ça le mouvement de demain : le mouvement émo. J’ai peur.  Une dernière caractéristique du courant émo est la bisexualité. Il est difficile de voir un émo totalement hétérosexuel. J’ai une explication à cela. Tout d’abord, les émos sont très souvent jeunes. Les petites filles de 14-15 ans issues du mouvement « parle à ma main », « genre ! », ou encore « ou pas », sont frustrées. Frustrées ? Mais de quoi ? En effet, ce sont des enfants gâtées : elles ont tout ce qu’elles veulent, alors de quoi sont-elles frustrées ? Moi je sais. Elles sont frustrées de la relation amoureuse instable qu’elles ont avec Mickaël, Kévin et Jonathan, qui ont respectivement 24, 26 et 21 ans. Frustrée de cette relation, la petite préado tombe bien mal, elle se scarifie le bras pour se donner le genre de fille mal dans sa peau. Ce qu’elles ne comprennent pas, c’est que nous, infidèles, nous nous occupons pas des déchets. Or, le mouvement émo le fait. Elles sont donc converties de force : elles laissent pousser leurs cheveux noirs, continuent à se scarifier et à écouter des musiques sataniques. Elles passent leurs journées à écrire des petits textes sur la souffrance, la mort et le paradis si beau et magnifique. Moi, excusez-moi du peu, mais je me demande pourquoi elles ne se suicident pas ? C’est un genre, une expression pour rentrer dans la société. Et si ces filles – et parfois ces garçons – sont plutôt à aider qu’à détester, c’est parce qu’ils ont déjà un mouvement fermé. Croyez-moi : le mouvement émo est une secte. J’ai d’ailleurs une sérieuse appréhension quand je pense qu’ils risquent d’être représentés un jour au gouvernement… Revenons au sujet principal : la bisexualité. Non, la bisexualité n’existe pas. C’est un simple passage à vide dû à une frustration adolescente. La bisexualité est un simple état d’esprit, les personnes se revendiquant bisexuelles veulent juste montrer qu’elles sont « ouvertes » à toutes propositions, en d’autres mots : désespérées. La bisexualité n’est qu’un stade de transition, il est biologiquement impossible d’aimer deux personnes du même sexe, alors imaginez deux personnes de sexe différent. De plus, je trouve ça extrêmement rabaissant pour le combat historique du mouvement gay de se dire bisexuel, cela signifie que l’on « choisit » son camp : que la sexualité est un choix. Non ! La sexualité n’est pas un choix, c’est un sentiment : une émotion. Étrange pour un courant qui se revendique justement favorables aux multiples émotions. On ne peut être bisexuel, c’est un effet de mode, c’est « fashion ». Certes il est possible d’avoir une relation avec un Homme, ensuite avec une Femme, ou les deux en même temps : varions les plaisirs ! Mais il est impossible d’aimer les deux. Selon la philosophie de la Grèce antique : la sexualité pure et céleste est l’homosexualité, l’hétérosexualité n’est que gage de descendance et de continuité de la race humaine. On peut dire : les Grecs étaient bisexuels, donc ça existe. Cependant, avoir des relations sexuelles avec des personnes de sexe différent n’est pas spécialement de l’amour ! Donc, par conséquent, Socrate, Platon, Aristote, Œdipe ou même Mick Jagger, ne sont pas bisexuels : car ils aimaient une personne et une seule – et celle-ci avait un sexe.

Cette petite critique assidue du mouvement émo et de la bisexualité repose sur des stéréotypes, évidemment. Cependant, je trouve qu’il est difficile d’empêcher les stéréotypes et les idées reçues quand on connait réellement l’envers du décor. Car on a beau dire ce que l’on veut : les émos sont souvent bisexuels. Souvent ! Mais pas tous ! Alors en conclusion : la bisexualité n’existe pas, sauf chez les émos qui le sont tous, saufs certains, et qui vont à la Japan expo.

 

Le Morse.

 

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