Facebook & Google+ : la mort du réseau social !

Quelle est la grande innovation du projet Google + ? En quoi Facebook est dangereux pour l’avenir ? Nous allons essayer de voir dans cet article en quoi le réseau social « Facebook » est condamné à s’autodétruire laissant sa royale place au petit nouveau des réseaux sociaux : Google +.

Notre cobaye, Marie, a 14 ans, elle possède 550 amis sur son profil Facebook. Il est bien évident qu’une fille de son âge ne peut connaître toutes ces personnes – à moins d’avoir tourné dans le dernier Harry Potter. Le système du réseau social veut, par conséquent, que si elle poste un message comportant son lieu de vacances, 550 personnes dans le monde soient au courant de sa destination :

Au risque de paraître paranoïaque, 550 cambrioleurs potentiels ont une quasi-certitude que Marie est en vacances à Naples et que sa maison est donc vide. Bien évidemment, ceci est une analyse hâtive ! La maison de Marie est à priori vide, mais certains paramètres imprévus peuvent contredire cette théorie. En effet, Marie est peut-être partie en vacances avec une amie et non ses parents, de plus, sa maison est peut-être gardée par un tiers pendant son séjour à Naples. Cependant, on ne plaisante pas avec la sécurité, 550 personnes – de confiance ou non – ont accès à cette information. En tant que journaliste malhonnête, il est extrêmement aisé de trouver l’adresse de Marie en cherchant son nom sur un annuaire local en ligne :

Avec un minimum de renseignements sur elle – son quartier, sa ville, les photographies de lieux proches de son domicile, ou tout simplement des anecdotes – cette recherche devient un réel jeu d’enfant. Et en effet, en dix minutes – montre en main – je suis tombé sur son adresse postale. Heureusement pour Marie, son profil est encore bien sécurisé. Mais il existe des personnes dont la vie est totalement transparente : je peux en un coup d’œil déterminer son métier, sa passion, sa relation amoureuse, son plat préféré et où elle donne rendez-vous à son amoureux le vendredi après-midi.

Alors oui, le baratin dont nous bombardent les réfractaires d’internet va dans la même lignée que mon analyse : « ne postez pas toute votre vie sur internet ! », « attention aux photos que vous hébergez ! », « ne parlez pas à n’importe qui ! », et j’en passe. Mais au fond, cette prévention est devenue nulle et transparente, elle est comparable aux « sortez couverts ! » de Christophe Dechavanne. Je ne pense pas qu’un individu va se protéger en se rappelant des mots du présentateur d’un jeu télévisé, la prévention se doit donc d’être originale. Pour le cas Facebook, c’est un processus inéluctable : on ne peut l’arrêter. Reprenons le cas de Marie, c’est quand elle a eu 13 ans qu’elle s’est inscrite sur le réseau social pour jouer à des jeux de type « plateforme », par exemple : Farmville. Sa voisine de 21 ans, Sandra, l’ajoute pour lui envoyer des crédits utilisés sur le jeu. C’est ainsi que le train en marche déraille, les amies de Marie l’ajoutent pour converser avec elle sur le réseau. Et en une semaine : Marie a déjà une trentaine d’amis, alors que son but principal était de jouer, et non de socialiser. « Elle peut refuser les demandes d’amis, cela ne coûte rien ! » dirons-nous, mais il faudra ensuite assumer la douloureuse réflexion de son amie : « Tu ne m’as pas ajouté sur Facebook ?! ».

Il y a tant d’autres exemples concernant l’impossibilité de gérer un tel concept comme Facebook. En effet, nous avons déjà tous été soumis aux photos indésirables dont nous ne voulions pas la publication sur internet. Mis à part un arrangement à l’amiable, la publication de photos est le réel danger des réseaux sociaux, car – aujourd’hui – la plupart des gens publient tout et n’importe quoi sur Facebook. Jadis, quand nous allions à la mer, nous prenions des photos pour les montrer à grand-maman, à tata et à papy. Aujourd’hui, nous prenons des photos pour faire un album Facebook. Et je ne parle pas des photographes qui – en soirée – publient sur leur profil professionnel les photos de la fête. Facebook est un train qui ne peut s’arrêter, il est donc condamné à foncer droit dans un mur. Et quand le bébé de Zuckerberg sera crashé, un autre réseau social, plus malicieux, prendra le dessus. Les exemples de réseaux sociaux aujourd’hui décédés ne sont pas peu nombreux : Myspace, Skyblog, Bebo, LinkedIn, et j’en passe. Le prochain sera donc Facebook ? Impossible à dire, car le site est souvent soumis à des réformes majeures dans la mise en page et l’utilisation, ce qui prouve le désir de rester le « premier » réseau social au monde.

On attendait la réplique du géant Google concernant les réseaux sociaux. En effet, le célèbre moteur de recherche est partout : qui ne fait pas ses recherches sur Google ? Le site est actuellement devenu colossal : boite mails (Gmail), hébergement de vidéos (Google vidéo fut très vite remplacé par le dernier achat : Youtube), albums d’images en ligne (Picasa), … Google est dans chaque recoin d’internet ! Et aujourd’hui, il lance son projet pharaonique : Google+ (parfois abrévié « G+ »). Le projet n’est pas peu ambitieux, G+ veut détrôner Facebook et de ce fait prouver à 600 millions d’internautes qu’il est mieux et plus complet que le réseau de Zuckerberg. Google dément cette vision des choses : pour eux, c’est un réseau social en plus. Mais quand on voit l’interface des deux sites, la ressemblance est frappante :

Remarquez le fil d’actualité est renommé chez Google en « flux », les images sont toujours présentes et les commentaires clarifiés. Cependant, Google innove pour de nombreuses choses :

1.       La recherche de vidéo

Il est possible de rechercher des vidéos postées par un profil, alors qu’il est impossible sur Facebook de retrouver une vidéo déjà vue après avoir perdu le nom de l’expéditeur.

2.       Les cercles

Les cercles (colonne de gauche chez G+ : « famille », « amis ») sont des listes d’amis dont l’utilisateur a le pouvoir de gérer. Il peut créer une infinité de cercles (amis du sport, collègues, amis, amis proches, connaissances…) et gérer avec une grande simplicité le contenu de chaque cercle. Ceci est une innovation majeure dans les réseaux sociaux. En effet, sur Google, un utilisateur peut publier « ce qu’il veut » mais contrôler néanmoins les contacts qui auront accès à cette publication. Par conséquent, je peux mettre des photos de mon sport favori et ne les montrer qu’à mon cercle « amis du sport ». Certes, Facebook propose déjà cette fonction sous forme de « listes d’amis », elle est cependant peu mise en avant et est compliquée à gérer.

Si nous reprenons notre chère Marie, celle-ci peut poster son lieu de vacances, mais choisir lequel de ses 550 contacts pourra voir l’information.

Ici elle pourra choisir si tous les cercles peuvent voir cette information, ou seulement certains cercles (amis, famille, ou autre).

3.       Les bulles

Le chat est un élément essentiel dans la vie d’un réseau social. Si le chat de Facebook est connu pour ses « bugs » et ses problèmes de connexion, G+ veut contrecarrer cette image et faire de son chat un concept novateur. Les bulles sont des moyens de communication sous forme de chat, la grande nouveauté est qu’il est possible d’inviter jusqu’à 10 personnes dans une discussion instantanée : ce qui est impossible chez le concurrent Facebook. De plus, Google propose aussi de pouvoir faire une discussion vidéo à plusieurs, ce qui est impossible sur les réseaux classiques, tel que MSN.

4.       Les déclics

Avec les déclics, G+ offre la confidentialité d’une page Facebook, mais l’universalité d’un « tweet » Twitter. En effet, les déclics sont des mots clefs que l’utilisateur choisit pour suivre un flux d’information les concernant. Par exemple, si je suis fan de Lady Gaga, je n’ai qu’à suivre son flux en l’inscrivant dans mes déclics et je pourrai avoir un maximum d’informations sur elle. La nouveauté de cette fonction réside dans la parfaite harmonie entre les passions d’une page Facebook et le flux important d’information d’un profil Twitter : ce que Google maitrise à la perfection !

5.       Le bouton +1 

Dans cette catégorie, Google ne fait que de copier Facebook et son bouton « j’aime ». Cependant, Google étant le maitre absolu des moteurs de recherches, il lui est aisé de catégoriser n’importe quelle information selon le nombre de « +1 ». Les « +1 » sont un moyen simple de dire « je le recommande ».

G+ propose encore d’autres fonctions se répétant un peu aux anciens réseaux, tel que la géolocalisation en directe.

Le projet de Google se veut donc beaucoup plus nuancé et moins rigide que Facebook. Aujourd’hui, G+ est encore sous forme de bêta et n’est accessible que sur invitations (un utilisateur peut inviter 150 personnes).

Je ne veux en aucun cas faire la publicité pour un réseau social. Je vois cependant en G+ un réseau beaucoup plus fermé et accessible à des personnes de confiance, tout en gardant l’universalité du web. Car – de mon point de vue – Facebook commence à se répéter et devenir lassant, malgré les tentatives désespérées de réformer l’interface (l’apparition de sondages, de nouvelles mises en page, …). De plus, Facebook possède beaucoup trop de publicités et les publications automatiques inondent le flux d’actualité. Étant devenu trop célèbre, je suis certain qu’il va s’autodétruire de lui-même et sombrer dans les abysses du monde d’internet, à l’instar de Myspace ou Skyblog. Je ne garantis cependant pas que G+ sera plus sécurisé car il faut le savoir, la meilleure des protections, c’est la prudence, et donc : soi-même.

Pour vous : Google+ va-t-il remplacer Facebook ?

Le Morse.

Une invitation sur Google + ? Demandez la sur Red Kremlin ! 

Le projet Google+

1 commentaire

Classé dans Geek, Société

Une réponse à “Facebook & Google+ : la mort du réseau social !

  1. Tolga

    Alors avant tout la concurrence Face/google n’a rien a voir avec myspace/face autrefois … Face et MyS. sont bien plus différents que Face et GF+ entre eux (car même si G+ a une prise en main fort différente, tu ne peux nier les ressemblances et l’influence de twitter).

    De plus, la sphère internet a complètement changé depuis 2004-5. Dans le temps, Myspace comptait 60 à 80 millions de membres si je m’abuse, aujourd’hui facebook en a 600, soit dix fois plus… On ne se bat plus à la même échelle: c’est comme si d’épées et arc à flèches on était passés a l’AK47et le tank …. Bien que la bombe nucléaire n’a pas encore été inventée (avec 600 millions de membres sur 6.5 milliards d’habitants, facebook est encore sous les 10% de la population mondiale … ce qui reste ENORME, même si le potentiel théorique (et j’insiste sur ce mot, car c’est pas demain que tout le monde aura un ordi et internet) est de dix fois ça…).

    Ajd pour moi le plus gros avantage de google mais en même temps le plus grand danger venant de celui-ci est la centralisation des services (mail, social, recherche, pub, image, vidéo (je te rappelle que youtube leur appartient), maps, traducteur, browser, et bien sur mobile (OS Android et le rachat récent de motorolla sur lequel j’ai lu un article passionnant un peu plus tôt dans la journée), (et encore d’autres que je rate http://www.google.com/intl​/fr/options/) qui est bien pratique, mais est aussi synonyme d’une quantité importante de tes informations chez eux ainsi qu’une dépendance. Ce qui est quand même impressionnant, je trouve, c’est qu’aujourd’hui google est en train de faire la guerre à plusieurs autres entreprises de taille non négligeables (leader dans leur marché) et est à chaque fois considéré comme un ennemi des plus dangeureux : Apple sur le terrain des smartphone (autant du point de vue OS que des applications ou du hardware), Firefox et IE au niveaux des browser, Windows au niveau des netbook (Chromium OS, bienqu’il ne soit pas encore répendu en europe), Facebook et twitter sur celui des reseaux sociaux, gmail pour le service mail,…

    De plus le monopole du marché qui est en train de se créer est particulièrement nocif dans le secteur IT (pense aux années ou Microsoft était le « grand maitre »: aucune avancée véritable de l’informatique et une stagnation aujourd’hui révolue, avec le grand retour d’apple et le boom des logiciels libres…) qui est plein de potentiel et n’arrête pas, aujourd’hui et ce de plus en plus rapidement depuis sa création, d’avancer plus en plus vite …

    Je terminerai en te rappelant « wave », qui fut également de la même manière que G+ un projet hautement médiatisé et dont beaucoup prédisaient être le « facebook killer » mais qui mourut prématurément, un projet mort né. Le bon côté des choses, c’est qu’on voit clairement aujourd’hui qu’ils en ont tenu compte. Mais cela suffira-t-il? Je n’en sais rien, mais je suis certainement très impatient de voir la suite.

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