Le Ramadan : c’est fini !

L’Aïd-el-fitr sera fêtée ce mardi 30 août, marquant ainsi la fin du jeûne du ramadan. En France, en Egypte ou en Indonésie, chacun fête l’Aïd selon le contexte économique, politique et astronomique.

À l’entrée de la mosquée Khaled Ibn al-Walid, du nom d’un des principaux chefs militaires du prophète Mohammed, des dattes et du lait sont servis en ce jour de Fitr où les musulmans peuvent s’alimenter normalement après 29 jours de jeûne.

Des urnes sont aussi disposées pour la collecte de la zakat al-fitr, un impôt spécial destiné aux pauvres, fixé cette année à cinq euros par personne et que chaque famille doit verser pour tous ses membres, les bébés compris.

En France, ce sont 20 à 30 millions d’euros qui sont collectés, la part la plus importante revenant aux associations caritatives et aux mosquées.

 

Près de la mosquée Al Fath (la victoire), notamment fréquentée par des musulmans originaires de l’Afrique subsaharienne, les fidèles ont étalé leurs tapis de prière jusque sur les trottoirs du boulevard Barbès où l’on pouvait voir des femmes mêlées aux hommes, se prosternant et s’agenouillant dans un même geste.

C’est un fait exceptionnel puisque les femmes prient d’habitude dans une salle spéciale, strictement séparées des hommes comme le veut la tradition musulmane.

L’office terminée, les fidèles échangent des embrassades accompagnées d’une formule rituelle : « joyeuse fête, qu’Allah pardonne nos péchés et agrée notre jeûne ».

 

A Barbès, la fin de la prière dans la rue?

À Barbès, un quartier qui abrite une grande communauté immigrée, c’est peut-être la dernière fois que les musulmans prient dans la rue. Le ministre de l’Intérieur a en effet annoncé le 8 août que les fidèles pourraient pratiquer, à partir du 16 septembre, dans une ancienne caserne de Clignancourt. Mais depuis cette annonce, « aucun accord n’a encore été conclu » avec la préfecture de police, ont averti les imams Salah Hamza et Moussa Niambélé.

« Nous n’avons rien demandé mais puisqu’on nous demande de partir, qu’on nous propose quelque chose qui corresponde aux normes définies par l’islam », a déclaré Moussa Niambélé, admettant que « l’endroit n’est pas mal » mais qu’il nécessite des aménagements.

« Nous avons nos revendications communiquées au recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur et qui n’ont pas encore trouvé de réponse », renchérit de son côté Salah Hamza.

 

En Egypte, l’Aïd prend un caractère politique

 

Des dizaines de milliers d’Egyptiens se sont massés ce mardi sur la place Tahrir du Caire pour prier à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-fitr, qui marque traditionnellement la fin du mois de ramadan.

« La place nous appartient, le pays est nôtre ! », a lancé un fidèle avant de réciter les prières.

 

Le sermon de l’Aïd, auxquels assistaient le « raïs » déchu et ses ministres, était traditionnellement retransmis à la télévision mais cette année, les cadreurs ne se sont pas contentés de diffuser des images de la cérémonie officielle, mais aussi celles de la foule rassemblée place Tahrir. Sur cette place symbole de « la révolution du Nil », hommes, femmes et enfants agitaient des drapeaux égyptiens et les brandissaient en direction du prédicateur qui priait pour les manifestants en Syrie et au Yémen.

 

Lors de la cérémonie officielle, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, président du Conseil suprême des forces armées au pouvoir depuis la chute d’Hosni Moubarak, a récité, flanqué de ses généraux et de ses ministres, la prière de l’Aïd sous la direction du grand mufti d’Egypte, la plus haute autorité religieuse du pays.

 

Sur internet, des militants ont diffusé les numéros de téléphone de plus de 680 Egyptiennes qui ont perdu un enfant lors du « printemps du Caire ». Ils ont invité la population à célébrer l’Aïd avec elles et à leur donner l’assurance que la révolution se poursuivrait jusqu’à ce que leurs doléances soient satisfaites.

« Lors du premier jour de l’Aïd, n’oubliez pas les martyrs, qui ont affronté les balles en opposant leur poitrine nue », a ajouté ce groupe de cyber-activistes. « Notre révolution continue ! «.

 

En Indonésie, la fête de l’Aïd-el-fitr ne commencera que… demain pour certains

Le gouvernement de l’Indonésie a annoncé mardi que l’Aïd-el-fitr ne commencera pas avant 24 heures, plongeant dans l’embarras une partie de la population.

Après consultation des autorités religieuses, le gouvernement a décidé que la lune n’était pas dans la position souhaitée pour que le ramadan prenne fin mardi soir, comme dans la plupart des autres pays musulmans dans le monde. Le jeûne ne prendra donc fin que mercredi.

« C’est une situation assez chaotique. Les gens ont dû changer leurs programmes, qu’ils avaient établis il y a déjà plusieurs jours », a déclaré Icha Susanto, comptable.

 

« Nous sommes déçus car ça va être difficile de réunir toute la famille, avec ce changement de date », a ajouté la jeune femme de 31 ans.

 

Mais les Muhammadiyah, la deuxième communauté islamique la plus importante du pays, a décidé de maintenir la date de la fin du ramadan pour ce mardi soir, s’appuyant sur les calculs d’une partie des astronomes.

 

Source.

Halal, une poule aux oeufs d’or

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Classé dans Religion, Société

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