Étudiants, soulagez-vous dans les urnes !

Élections étudiantes à l’ULg, encore un grand cru !

L’année passée, nous avions le plaisir de voir trois listes présentent aux élections de l’ULg. Il y avait priorité étudiante, qui est aujourd’hui à la majorité, généraliste, dont le jeu de mot relatif à leur nom fait encore rire, et My List. Alors que les premiers avaient joué la carte de l’électoralisme à l’écoute, les deux autres se perdaient plutôt dans des arguments imprécis et dénués de sens.

L’idée du sondage universel proposé par priorité étudiante afin d’établir leur liste faisait bien, elle ressortait un peu du lot. Et même si cette velléité démocratique témoignait de, soit une paresse à rédiger une liste correcte, soit à se laisser vaquer aux arguments électoralistes, elle ne semblait pas moins prometteuse. Mais les programmes à rallonge, les promesses à souhait et les idées fulminantes n’ont pas porté leurs fruits : aujourd’hui, un an après les élections, c’est toujours le statu quo. Alors oui, un joli édito dans le Torê (le journal officiel des étudiants : ndlr.) explique la difficulté de jouer les petits politiciens : mais cette tentative d’exemption de la part de nos élus fait douter, la mayonnaise ne prend pas. Une célèbre locution wallonne résumait très bien la situation : « prometteurs de Bon Dieu ».

Cette année, le millésime électoral est encore plus beau. Nous n’avons plus le choix, comme l’année passée, entre trois listes – qui, somme toute, présentaient exactement les mêmes idées – mais deux.

Notons d’une part le réengagement massif des populistes (priorité étudiante : NDLR), qui assiègent littéralement les couloirs, les réseaux sociaux et même les espaces verts du Sart-Tilman afin de promouvoir leur sondage et, par la suite, leur programme. D’autre part, une nouvelle liste vient d’arriver sur le marché : Essentiel. Il suffit d’un simple clic sur leur page officielle pour comprendre la crédibilité inexistante de ces rigolos. A-t-on déjà appris à ces futurs élus à rédiger un programme politique ? Le programme de la liste tient en quelques points évasifs qui – au fond – ne disent rien de concret. Ils se disent apolitiques, respectueux du droit des étudiants, à l’écoute, … Mais au fond, ils promeuvent quoi ? Encore une fois, il est aisé de voir ici l’ambition de certains étudiants à jouer les petits ministres et à se retrouver dans le bureau ovale de la Fédé. La politique, ce n’est pas faire joujou, elle n’est ni un jeu, ni une partie de plaisir – et encore moins un moyen de se faire remarquer. Du moins, sur papier…

La page officielle des élections étudiantes stipule clairement que « […] pour être valable, le scrutin doit avoir recueilli la participation d’au moins 20 % des étudiants régulièrement inscrits dans l’Institution. À défaut d’atteindre ce quorum, un second tour sera organisé. ». Dans ce cas, l’appel à ne pas voter est la seule et unique solution pour faire tomber ce jeu électoral risible.

Étudiants, soulagez-vous dans les urnes, votez pour vos amis si le cœur vous en dit, mais dans ce cas, personne ne peut plus rien pour votre conscience morale. Agissez en citoyens et montrez que le système électoral est un éternel moulin à crasse – tournant perpétuellement dans le même sens.

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